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Regard vif, verbe fluide et bonté naturelle caractérisent au premier abord Idrissa Soumaoro. Compositeur interprète, il est l'auteur d'une œuvre singulière au sein de la chanson malienne qui a travaillé avec notamment Ali Farka Touré, Salif Keïta ou Amadou & Mariam. En dépit d'un talent constant, ses enregistrements sont extrêmement rares. On recense seulement trois albums en quarante ans de carrière! Peu connu à l'étranger, il est cependant une personnalité incontournable de l'histoire de la musique malienne. C'est à ce titre que Rokia Traoré, présidente du jury Découverte RFI 2004, avait voulu récompenser Soumaoro pour son second album Kote, alors en compétition. Elle voulait honorer cette légende méconnue de la musique malienne et la faire connaître au monde. Sept années plus tard, l'album Djitoumou, produit par Ibrahima Sylla et publié par Lusafrica, confirme l'immense talent d'interprète et de compositeur d'Idrissa Soumaoro. Idrissa Soumaoro, bluesman plein d'humour, est né en 1949 à Ouéléssébougou dans la région du Djitoumou, à 75 km au Sud de Bamako, dans un Mali qui se prépare à l'indépendance. Dès son plus jeune âge, il s'intéresse à la musique, en particulier à la musique des chasseurs. Un peu plus tard, fréquentant les salles de cinéma à Bamako pendant les vacances scolaires, il s'entiche de la musique des films indiens. C'est à cette époque qu'il commence à jouer du timbo, une sorte de lamellophone malien, puis du pipeau et de la flûte. Le 22 septembre 1960, l'indépendance du Mali inaugure une période euphorique pour la culture et les arts : la revalorisation du patrimoine musical est en marche, à la faveur d'instruments modernes et électriques. Idrissa, encore enfant, se nourrit également des titres joués sur les ondes de Radio Mali, que ce soit Enrico Macias, Joselito ou Richard Anthony, des noms qu'il cite, encore aujourd'hui, avec une once d'émotion dans la voix. Adolescent, Idrissa apprend l'harmonica et la guitare, et commence à composer dans le style des chansonniers troubadours qui parcourent la campagne de village en village - il gardera à jamais ce style de composition. A dix-huit ans, il monte son propre orchestre, le Djitoumou Jazz, avec l'envie de faire danser la population locale. Le groupe donne des bals poussière chaque samedi soir. Son nom commence à circuler jusqu'à la capitale. Une fois passé son Diplôme d'Etudes Fondamentales, Idrissa suit l'enseignement de l'Institut National des Arts (INA) de Bamako, et s'initie à de nouvelles pratiques musicales comme le piano, le solfège. Il compose dès lors sans relâche. L'ORTM l'invite à enregistrer ses compositions et grave, entre autres, Ancien combattant, une chanson inspirée par une altercation dont il fut témoin entre le vieux Filiba Sacko, ancien combattant retraité et un jeune effronté, Sidi, qui osa pourchasser sa sœur pour la battre aux pieds de Sacko. Révolté, celui-ci le fustige et lui rappelle son parcours irréprochable d'ancien combattant au cours de la seconde guerre mondiale. Cette anecdote réelle inspire Idrissa qui n'a plus qu'à retranscrire ce qu'il a vu. Le morceau prend comme une traînée de poudre à travers le Mali, ainsi que dans toute la sous-région. L'orchestre guinéen Balla & Ses Baladins enregistre le morceau en 1970 avec succès. Le titre paraît également en version pirate à Abidjan, sans qu'Idrissa ne touche le moindre centime. Il a en effet omis de déposer le morceau. Ancien combattant est chanté dans toute l'Afrique francophone, de la Guinée au Congo. Ce titre remporte ensuite un succès immense en 1984 lorsqu'il est réenregistré par le Congolais Zao, qui empoche au passage les droits d'édition de ce titre. Il poursuit son cycle d'étude et obtient le Diplôme des Ecoles Normales Secondaires, Section Musique et sort major de l'INA. Nommé professeur de musique à l'IPEG de Diré, dans le Nord du Mali, il en profite pour découvrir et assimiler les traditions musicales songhaï et touareg de cette région, avant d'être nommé ensuite enseignant à Gao. De 1973 à 1976, Idrissa devient chef de section musique à l'Institut Pédagogique National à Bamako. A la même époque, il est recruté pour jouer quelques chansons à la guitare folk pendant les intermèdes des concerts de l'orchestre des Ambassadeurs du Motel de la capitale, une formation dirigée par le guinéen Manfila Kanté où Salif Keita est chanteur vedette. Comme Idrissa, Ali Farka Touré intervient aussi dans ce registre de chansonnier folk pendant les intermèdes. À l'issue de l'une de ses prestations, Manfila demande à Idrissa s'il sait jouer du piano. Soumaoro s'insère alors, le plus naturellement du monde, dans le groupe comme pianiste ou comme guitariste selon les circonstances. Le répertoire des Ambassadeurs évolue autour de l'afro-cubain, du jazz, de la pop, du rhythm'n'blues, du rock, et même des chansons russes, chinoises ou arabes au gré des délégations étrangères de passage au Motel. Idrissa résume ainsi son apprentissage : « On choisissait des morceaux en vogue. Les clients eux-mêmes nous apportaient les cassettes des morceaux qu'ils souhaitaient entendre : Orquesta Aragon, Fela, James Brown, Celia Cruz… On jouait à l'oreille, chacun de nous savait ce qu'il faisait. Quand tout le monde était prêt, nous jouions le morceau. Il existait un vrai niveau de compréhension entre nous. » Une profonde amitié le lie à Salif Keïta et à un jeune guitariste rythmique aveugle, nommé Amadou Bagayoko, qui devient membre des Ambassadeurs en 1975. C'est alors l'une des meilleures formations d'Afrique qui triomphe notamment en Guinée, au Burkina Faso et au Festac de Lagos en 1977. Mais le départ à Abidjan, l'année suivante, de Salif et de Manfila entraînant avec eux plusieurs membres de l'orchestre, sonne la fin d'une époque. La formation restée à Bamako se délite à la grande déception d'Idrissa qui demande alors une mutation à l'Institut des Jeunes Aveugles (IJA) du Mali afin d'y enseigner, tout en continuant à pratiquer la musique. Avec Amadou Bagayoko, Idrissa forme les jeunes musiciens aveugles et s'efforce de former un orchestre pour mettre en pratique son enseignement. C'est ainsi que naît l'Eclipse, dont le but est de sensibiliser le public à l'émancipation des aveugles du Mali. Mais les moyens sont limités. Lorsque la femme du président Moussa Traoré visite les lieux, elle est émue par les conditions qu'elle découvre, et commande un jeu complet d'instruments afin que l'orchestre puisse répéter correctement dans la salle de musique de l'Institut. Idrissa compose avec Amadou Bagayoko plusieurs morceaux qui figurent sur un album vinyle qui paraît en 1978, produit sous les auspices de la coopération de la République Démocratique Allemande. Chef d'œuvre absolu des années 1970 maliennes, cet album contient des pépites comme Djama (La société) ou Nissodia (Joie de l'optimisme) où rayonne le chant de Mariam, « la plus belle voix des élèves de l'IJA» dixit Idrissa. Riffs d'orgue hypnotiques et breaks de batterie incroyables participent à une expression funk inédite au Mali. Le groupe change de nom et devient Miriya (La pensée). Mais une fois l'orchestre lancé, Idrissa se retire. De 1984 à 1987, Idrissa étudie la musicographie braille à l'Université de Birmingham, en Grande-Bretagne, où il obtient un diplôme en éducation spéciale des handicapés visuels. De retour au Mali, il se consacre une nouvelle fois à l'IJA de Bamako, en devenant directeur général de l'Institut, puis en 1996, il est nommé Inspecteur Général de Musique au Ministère de l'Education. En 2002, il est décoré chevalier de l'Ordre National du Mali. Mais parallèlement à cette belle carrière, il reste un musicien dans l'âme (il devient dès 1989, chef d'orchestre de la formation de l'Hôtel de l'Amitié), s'intéresse toujours aux musiques populaires (en particulier à la musique des chasseurs), et à leur évolution et leur mise en perspective dans un monde en constante évolution. En 2003, Soumaoro publie son second album et premier véritable travail solo, Kote (satire, humour), qui est récompensé par le prix Découvertes RFI et par une cassette d'or au Mali. Cet album fait découvrir l'artiste en dehors des frontières de son pays. Idrissa Soumaoro revient en 2010 au premier plan avec Djitoumou, un album luxuriant qui puise ses influences, au-delà du blues mandingue, dans la rumba congolaise et la musique orientale, en passant par le folk et la country.

LUSAFRICA 115 Rue Lamarck 75018 PARIS - lusafrica@lusafrica.com

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