MEILLEURES VENTES
|
Affiner votre recherche :
Pierre AkendengueLe poète troubadour propose une nouvelle échappée belle porteuse de sens, d'émotion et de clarté dansante. Un album foisonnant de couleurs chatoyantes sur lequel intervient à la réalisation artistique, le pianiste capverdien Nando Andrade, directeur musical de Cesaria Evora.
Le conte, déclare le chanteur, est un héritage de la société ancestrale. « Je reste fidèle à cette civilisation de l'oralité d'où je viens. Au-delà, c'est aussi pour moi une manière d'exprimer ce que j'ai sur le cœur. L'artiste ne peut pas chanter pour ne rien dire. L'art doit être un ferment de contestation dans une société, pour lui éviter de se scléroser. Le conte offre cette possibilité de contestation. Il dit une chose, et en signifie une autre. » Lorsqu'il faisait ses études en France, Pierre Akendengué fut interdit d'antenne et de séjour chez lui. On lui reprochait d'appartenir à l'AGEG l'association générale des étudiants gabonais, d’obédience marxiste. Les temps changent. Depuis 2004, il est conseiller personnel du Président de la République du Gabon, chargé des affaires culturelles, de la jeunesse et des sports. Les chansons qu'il écrit portent ses aspirations philosophiques et humanistes, vibrent de ses engagements. Pierre Akendengué se défend de chanter juste pour le plaisir. « Le rôle de l’artiste, dit-il, c'est de tirer la sonnette d'alarme, d'éclairer les esprits et sensibiliser les cœurs. » Une mission accomplie vaille que vaille, malgré les nuages, les écueils, les grimaces du monde, parce qu'il veut croire encore en ses idéaux. Alors il chante ses rêves de liberté, ses espoirs d'Afrique unie, sa confiance dans l'homme. Il chante en français, la langue de son premier public quand il débutait sa carrière, et en myènè, sa langue maternelle. « Dès lors que je ne chante pas pour passer le temps, j’essaie de véhiculer quelques valeurs de ma culture ancestrale. Des choses qui passent par ma langue maternelle et souvent intraduisibles. Il est essentiel de veiller à entretenir la vivacité de nos langues. Un pays qui perd sa langue perd sa culture, donc son identité. » Chanter l'unité africaine comme il le fait dans Afrika Obota, l'une des deux reprises, avec Considérable, réenregistrées pour Vérité d'Afrique, tient pour lui de l'essentiel : « J'y crois toujours et de plus en plus. L'Afrique pour se construire une indépendance politique et économique doit nécessairement faire unité. L'instinct de survie aidant fera que cette unité finira par arriver. L'être humain n'a pas pour vocation de se saborder. Je crois en sa capacité à réagir. L'unité africaine participe à cette réaction. Ce rêve d'unité n'est pas du tout utopique. Il a donné naissance à l'OUA, défunte aujourd'hui, qui a resurgi sous la forme de l'Union Africaine. Celle-ci est, d'ailleurs, beaucoup plus efficace que ne l'était l'OUA, qui faisait souvent du sur-place. Elle s'implique davantage dans les conflits africains. »
Albums de l'artiste
Tourneur : Jacques Huppin : 06 06 06 00 00 Distribution : Sony Music Entertainment France |
LUSAFRICA |
ACTUS & PRESSE |
CONCERTS |
ARTISTES |
ALBUMS |
CONTACTNos coordonnées |